Mariage civil en Thaïlande

Gros sujet que les relations amoureuses en Thaïlande. Je me souviens de mon premier départ il y a 5 ans pour la Thaïlande. Je ne connaissais pas ce pays et ma vision était largement déformé par l’image que me renvoyé les reportages à la TV. À savoir : la prostitution, le tourisme de masse, les nuits de fêtes où l’alcool et la drogue coulent à flots.

Et ceux qui vivent en Thaïlande savent que les faits divers du « Farang » fauché qui se suicide du haut d’un balcon font légion.

Il faut dire que comme Alexandre le Grand qui s’est perdu en Asie, on a vite fait de perdre la notion de la réalité en Thaïlande tant la vie y est facile et douce.

Mais s’arrêter à la vision d’une Thaïlande où les femmes ne sont là que pour votre argent serait une erreur. Je suis moi-même dans une relation qui se passe très bien et je connais plusieurs couples qui ont trouvé leur moitié.

La plus grosse erreur ? La Naïveté.

La plupart du temps, le problème est le suivant : Le touriste fraîchement débarqué sur les plages de Pattaya où de Phuket, se retrouve le soir dans un bar et se met à draguer une fille de bar en pensant que c’est une fille bien. Les Thaïlandaises sont connues pour être « Friendly » et avoir le sourire facile. Le Français qui chez lui se serait fait rembarrer sans préavis sent son égo flatté et son modjo gagner des points. De là commence une relation amoureuse endiablée. Au début tout se passe bien, le « Teerak » est ravi, la dulcinée est attentionnée. Puis, plus le temps passe, plus ça se dégrade. Le Buffalo ou le cousin est malade, il faut prêter de l’argent. Il faut répondre aux besoins de madame qui deviennent de plus en plus importants. Ce dernier voyant son chômage s’épuiser au bout de deux ans, soit rentre chez lui et continue à envoyer de l’argent pour aider sa belle, ou reste sur place jusqu’à ce qu’il n’ait plus un sou.

Différence de culture

La difficulté vient de la perception qu’elles ont de nous et de celle que nous avons d’elles.

D’un côté, l’homme thaïlandais est perçu comme un homme « playboy » peu fiable. Tandis que l’homme blanc répond à des critères de beautés qui leur parlent plus et est considéré comme un homme « riche ». Une chance pour la fille du village qui souhaite améliorer sa condition de vie et celle de sa famille.

Vision qui peut se comprendre puisque notre niveau de vie est tellement différent du leur que lorsque nous sommes en vacance en Thaïlande nous pouvons nous permettre de vivre comme des Rois.

Et de l’autre côté, chez l’homme blanc, la femme thaïe est perçue comme une fille facile, facilement accessible voir une prostituée.

Trouver  chaussure à son pied en Thaïlande

La première chose et de garder l’esprit clair ! Tout n’est pas beau et parfait. Beaucoup de choses se cachent derrière les sourires.

Alors, c’est sûr, il y a du vice et des chasseuses de têtes. Des professionnels. Mais ceci est loin d’être la majorité. La plupart des Thaïlandaises, sont discrètes, ne fréquentent pas souvent les bars, ne fume pas et ne boivent pas souvent de l’alcool. Ça ne leur viendrait pas à l’idée de se rendre dans un endroit fréquenté par des étrangers et de coucher le premier soir.

Si ce n’est pas dans un bar, comment faire pour rencontrer une femme thaïlandaise ?

Sur ce paragraphe, je vais surement écoper de reproches, car normalement l’amour ne se choisit pas sur critères. Et pourtant pour vous éviter de perdre votre temps et d’aller de déceptions en déceptions je vais vous donner quelques conseils et une liste de questions à vous poser.

Vous, l’aurez compris, pour moi, trouver sa petite amie dans un bar est risqué. Je vous conseille plutôt de vous inscrire sur l’un de ces sites de rencontre thaïlandais et de vous payer un abonnement pour pouvoir parler aux filles :

Vous inscrire sur ces sites ne vous met pas à l’abri de tomber sur de mauvaises rencontres. Ladyboy, prostituées les fréquentes, mais il y a aussi de simples filles qui ne cherchent pas forcément l’amour, mais juste à améliorer leur anglais. L’avantage de ces sites, c’est que les profils ont plusieurs critères qui vous permettent de vous poser quelques questions :

  •         A-t-elle des enfants ? Oui ? Cherche-t-elle un porte-monnaie pour subvenir aux besoins de sa famille ?
  •         Niveau d’études ? Elle sera plus facilement indépendante si elle a une licence en poche que si elle a arrêté ses études au collège.
  •         Quel travail fait-elle ? Le salaire thaï moyen est de 15 000 bahts.
  •         A-t-elle beaucoup d’amis « Farang » dans sa liste d’amis ? Si oui, vous n’êtes surement pas sa première proie.
  •         Qu’elles sont les raisons de sa présence sur ce site ?
  •         Est-ce qu’elle boit ? Est-ce qu’elle fume ? Est-ce qu’elle aime aller en boite ?
  •         A-t-elle des tatouages partout sur le corps ?
  •         A-t-elle des photos de profils sexy ?

Écartez d’office les filles qui vous envoient des photos de culs en message privées. Prenez le temps de parler avant de proposer une rencontre. Vous aurez peut-être un peu de mal à décrocher le premier rendez-vous, car la femme thaïe est timide, mais curieuse à la fois.

Soyez suspicieux et n’hésitez pas à poser des questions sur les motivations.

Premier rendez-vous avec une Thaïlandaise

Vous y voilà, vous avez décroché un rendez-vous. Vous avez donné rendez-vous à votre conquête dans un restaurant. Comportez-vous correctement. En Thaïlande, on n’embrasse pas sa moitié dans le lieu public et on évite les gestes déplacés. Il y a de toute façon peu de chance que vous réussissiez à conclure le premier soir. Comme en France, il est bon de payer le restaurant, ne soyez pas goujat. Cependant observé si celle-ci prend pour acquis le fait que vous alliez payer le resto ou si elle vous propose de partager l’addition.

Bref, cela fait pas mal de détails à prendre en compte, certains ne sont pas très fair-play ou politiquement corrects, mais ils peuvent vous aider à partir du bon pied.30

Pour le reste dans la vie de tous les jours, sans tout lui payer, gardez bien en tête que votre niveau de vie est plus élevé que le sien et que si vous voulez qu’elle suive vos envies, vos activités/sorties, il va falloir tout de même l’aider.08

Autrement, gardez bien en tête que qu’elle n’a pas attendu votre présence pour subvenir à ses besoins ! Elle y arrivait déjà avant vous.

Mariage et dote Thaïlandaise

Partons du postulat, que vous avez trouvé le grand amour. Vous avez pris le temps de vous connaitre, de vivre ensemble et tout s’est toujours bien passé (à l’exception des quelques crises de jalousie qu’a pu vous faire votre compagne, car oui, la femme thaïlandaise est très jalouse.)

Cela fait maintenant plusieurs mois ou années que vous êtes ensemble et vous pensez donc à vous marier. Seulement voilà, vous commencez à entendre parler de dote et cela vous met hors de vous. Comment au 21e siècle imaginer pouvoir acheter une femme ? Et qu’est-ce que ces montants exorbitants ?

La première erreur est de considérer que cela est une dote à proprement dit. Le Sin Sod (Prix de la mariée) est plus considéré par la famille comme un filet de sécurité. En France aujourd’hui la dote n’a plus de raison d’être : l’école est quasiment gratuite, les soins aussi, vos parents ont une retraite, vous disposez du chômage si vous perdez votre emploi, etc.

Mais en Thaïlande, tout ceci est différent. Les parents payent pour l’éducation de leurs enfants et les enfants pour la retraite des parents. C’est pourquoi beaucoup de Thaïs envoient de l’argent à leur famille tous les mois. Également, les frais médicaux s’avérer élevés et la Thaïlande compte une forte population agricole disposant de peu de ressources. Excepté à Bangkok où la jeunesse est plus indépendante, il n’est pas rare que les Thaïs restent vivre au sein de leur famille jusqu’au jour où ils se marient. Une différence de culture qui peut aussi expliquer le niveau de prostitution pour les familles les plus pauvres (car les enfants doivent subvenir aux besoins de leurs parents).

Le Sin Sod est donc perçu plus comme un retour sur l’investissement que les parents ont fait sur leurs enfants, mais également comme une sécurité pour subvenir à leur besoin au cas où le futur mari déciderait de prendre la poudre d’escampette après avoir mis sa femme enceinte (ce qui n’est pas rare).

L’argent du Sin Sod sera exposé pendant le mariage aux invités. Une manière de montrer au village que le futur mari sera capable de prendre soin de la mariée.

Le prix du Sin Sod

Si vous posez la question à votre amoureuse, il y a de fortes chances qu’elle ignore elle-même le prix du sin sod. Ce prix est à négocier directement avec la famille. Plusieurs critères rentrent en compte :

  •         L’âge
  •         Le niveau d’étude
  •         L’emploi occupé
  •         Le niveau social de la famille
  •         Si elle a déjà été mariée

Une jeune femme diplômée et jamais mariée verra le prix du Sin Sod plus élevé qu’une femme de 40 ans par exemple.

De nos jours, même si la Sin Sod n’est plus demandée systématiquement, elle est encore d’usage pour la plupart des familles. Elle peut aussi être réclamée le temps du mariage et être rendue après celui-ci. À vous de négocier.

Dans la presse, vous pouvez lire des mariages de stars dont le Sin Sod s’élève à plusieurs millions de bahts. Rassurez-vous, en général le prix tourne entre 100 000 bahts et 500 000 bahts.

Si vous vous en sortez bien, vous n’aurez peut-être pas besoin de payer le Sin Sod. Autrement, lors de la négociation avec les parents, soyez honnête. L’idée et de proposer assez pour ne pas faire perdre la face (un concept très important en Thaïlande) à la famille.

Quoiqu’il arrive, gardez bien en tête qu’un mariage en France vous coûterait plus cher.

Pour un mariage civil en Thaïlande, comptez en plus, environ 1000€ pour les divers documents, traductions et visas.

Pour conclure, il n’y a pas vraiment de règles. La culture thaïlandaise est difficile à comprendre, également pour mes amis à qui j’ai pu poser des questions. Il n’y a pas une seule forme de relation. J’ai l’exemple d’un ami qui est marié civilement, mais pas encore traditionnellement, ou d’un autre qui après avoir mis sa copine enceinte, s’est marié précipitamment et n’a pas eu à payer le Sin Sod (car il est encore plus mal perçu de tomber enceinte avant le mariage que de ne pas payer le Sin Sod.) car la famille n’était pas dans le besoin. Finalement, la seule règle à appliquer et de faire appel à votre jugement et a votre bon sens.

Image d’illustration: Certains droits réservés par amrufm

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here